mardi 16 juin 2009

En 1981 la CIA contamine Cuba avec la dengue hémorragique


http://www.unhchr.ch/Huridocda/Huridoca.nsf/0/2706c166163f1696c1256e760029b773/$FILE/G0413330.pdf

En mai 1981, les services de santé publique commencèrent à dépister des cas
de malades infectés du virus de la dengue-2, dite populairement dengue
hémorragique, d’une souche distancée génétiquement de celles qui circulaient
alors dans d’autres pays des Caraïbes et ayant à voir en revanche avec les
souches que seuls des laboratoires d’installations nord-américains mettaient au
point à l’époque. En quelques semaines, le pays était frappé d’une épidémie
jusqu’alors inconnue dans l’île, qui toucha 344 203 personnes, dont 158
moururent, entre autres 101 enfants.
Les recherches et les études minutieuses menées à bien permirent de prouver
que l’épidémie avait été introduite délibérément à Cuba par des agents
terroristes au service du gouvernement nord-américain. Selon ce que déclara le
colonel Phillip Russell, un expert nord-américain, au Quatorzième Congrès
international sur l’océan Pacifique, seuls des spécialistes en guerre
bactériologique des USA avaient été en mesure d’obtenir une variété de
moustique Aedes aegypti sensiblement associé à la transmission du virus de la
dengue-2.
Jugé en 1984 aux Etats-Unis, Eduardo Arocena, chef de l’organisation terroriste
Oméga-7, avoua avoir introduit des germes à Cuba et reconnut que le virus de
la dengue hémorragique avait été introduit par des groupes basés aux USA.
Quelques jours avant que n’éclate la maladie à Cuba, l’armée nord-américaine
avait immunisé le personnel de la base navale de Guantánamo contre la
dengue-2. Aucun cas ne fut détecté dans cette enclave illégale, alors que la
maladie frappa toutes les régions du pays sans exception.
N’était l’effort colossal consenti par le peuple et le gouvernement, des dizaines
de milliers de personnes, pour la plupart des enfants, auraient pu mourir. Les
autorités sanitaires cubaines parvinrent à éradiquer en un peu plus de quatre
mois une épidémie dont les experts jugeaient qu’il y faudrait des années. Les
dommages économiques furent aussi considérables.

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