lundi 15 juin 2009

L'épidémie de fièvre aphteuse d'aout 2007 a été provoquée par les laboratoires Merck et Aventis


article wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Fi%C3%A8vre_aphteuse_d%27ao%C3%BBt_2007_en_Angleterre
[...]Le 2 août 2007, des symptômes de fièvre aphteuse sont subitement apparus dans un troupeau de vaches d'une ferme près de Guildford, comté de Surrey (60 km au sud-ouest de Londres), en Angleterre. Le lendemain, des tests approfondis effectués durant la journée ont permis de confirmer le diagnostic initial et poussé au courant de la nuit le DEFRA à annoncer officiellement l'existence d'un foyer de fièvre aphteuse et la mise en place de mesures d'urgence. Lors de l'épizootie précédente, en 2001, 2.030 cas avaient été identifiés et plus de 6 millions et demi de bêtes avaient dû être abattues et incinérées, ce qui avait causé 12 milliards d'euros de pertes à l'économie britannique.

Gordon Brown, le Premier ministre britannique, a décidé d'écourter ses vacances pour coordonner la lutte contre la fièvre aphteuse : mise en place d'une zone de protection de 3 kilomètres et un périmètre de surveillance de 10 kilomètres autour de la ferme, arrêt immédiat de tous les déplacements de bétail sur tout le territoire britannique, suspension de toutes les exportations de carcasses, viande et lait à destination de l'Union européenne.
Prairie dans laquelle le bétail broutait avant que la maladie ne se déclare.

Le ministère britannique de l'Environnement a annoncé samedi 4 août que le virus de la fièvre aphteuse découvert dans cette ferme de Grande-Bretagne provient d'une souche très semblable à celle utilisée dans des laboratoires de recherche proches de l'exploitation (souche du virus O1-BFS 67, isolé dans l'épizootie de fièvre aphteuse de 1967 en Grande-Bretagne[1],[2]). Deux laboratoires sont en cause : situés à Pirbright, l'un est l'Institut pour la santé animale (Institute for Animal Health) qui est géré par le Biotechnology and Biological Sciences Research Council (BBSRC), un organisme gouvernemental, et l'autre est un laboratoire de la société pharmaceutique Merial, propriété du groupe américain Merck et du français Sanofi Aventis. Ce dernier fait partie des quatre seuls laboratoires autorisés par l'Union européenne à manipuler le virus de la fièvre aphteuse en vue de produire des vaccins, les autres étant situés à Cologne, Lyon et Lelystad.[3] L'éventualité d'une libération dans l'environnement d'agents pathogènes de ce site a surpris les experts en sûreté biologique[4], puisqu'il s'agit d'un laboratoire de type P4, catégorie qui est censée être la plus sûre de tous les niveaux.[...]


LONDRES (AFP) - Sunday 05 August 2007 - 18:50
Deux jours après la découverte d'un foyer de fièvre aphteuse dans le sud-est de l'Angleterre, l'enquête sur l'origine du virus semblait se concentrer dimanche sur un site de recherche médicale animale situé à quelques kilomètres seulement de l'exploitation affectée.
Le virus de la fièvre aphteuse a été identifié vendredi par les services vétérinaires britanniques au sein d'une exploitation située près du village de Normandy, dans le comté du Surrey, à une cinquantaine de kilomètres de Londres.
Le site de Pirbright, situé à seulement cinq kilomètres de cette exploitation, est occupé par l'Institut de la santé animale (IAH), organisme public, et Merial Animal Health, un laboratoire pharmaceutique spécialisé dans les maladies animales.
"C'est une piste prometteuse mais nous ne sommes pas sûrs", a déclaré dimanche sur BBC News24 Hilary Benn, ministre de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales (Defra).
Le Premier ministre Gordon Brown a indiqué dans l'après-midi qu'il espérait disposer d'ici 48 heures du rapport préliminaire des enquêteurs des services sanitaires qui passent au crible les deux entités de recherche, en commençant par Merial.
"Nous savons que le 16 juillet des opérations de fabrication ont été effectuées avec la souche identifiée comme étant la source de la fièvre aphteuse", a-t-il ajouté.
Defra avait annoncé samedi soir que la souche du virus était "très semblable" à celle utilisée à Pirbright: "Cette souche se trouve à l'IAH et a été utilisée dans une préparation (de vaccin) fabriquée en juillet 2007 par le laboratoire Merial".


L'IAH et Merial ont nié dimanche toute faille dans leurs procédures de sécurité.
Le virus détecté est "très proche" d'une souche de 1967 conservée par le laboratoire, mais "nous l'avons utilisé de manière limitée dans le laboratoire au cours des dernières quatre semaines", a souligné le directeur de l'IAH, le professeur Martin Shirley.
"Il est trop tôt dans l'enquête pour que quiconque détermine la source de la contamination", a pour sa part précisé Merial, qui a suspendu par précaution la préparation de vaccins dès samedi.
Son implantation britannique fait partie des quatre laboratoires autorisés par l'Union européenne "à manipuler le virus aphteux vivant pour la production de vaccins". Les autres sont à Lyon (France), Cologne (Allemagne) et Lelystad (Pays-Bas).
Les autorités britanniques ont élargi la zone de protection autour du site infecté pour y inclure le site de Pirbright, avec une zone de surveillance de 10 km de rayon.
Elles ont poursuivi dimanche leurs appels à la "prudence" et incité la population, et surtout les éleveurs, à rester vigilants pour identifier le plus tôt possible d'éventuels signes de la maladie sur les animaux à risque dont les déplacements sont interdits.
Selon M. Benn, quatre cas potentiels avaient été signalés samedi soir mais "ils ont tous été vérifiés et sont tous négatifs".
Trois troupeaux de bovins (représentant 64 têtes qui se trouvaient dans trois fermes installées sur l'exploitation) ont été abattus samedi. Le virus avait été détecté sur une vache d'un troupeau de 38 bêtes, a expliqué dimanche une porte-parole du ministère.
Les deux autres troupeaux avaient été éliminés par précaution, mais les examens pratiqués ont montré qu'une vache de ce groupe était également infectée.
Les ongulés sont particulièrement exposés au virus, notamment les bovins, les ovins et les porcins. Une vaccination "pourrait être une option. Nous ne l'écartons pas", a dit M. Benn.
La Grande-Bretagne a suspendu samedi toutes les licences d'exportation de ces trois familles d'animaux ainsi que leurs produits dérivés (carcasse, viande, lait).
La Commission européenne entérinera lundi cette décision et de nombreux pays dans le monde ont déjà mis en place des restrictions plus ou moins sévères à l'importation de viande britannique.
Gordon Brown a assisté dimanche matin à la quatrième réunion de la cellule de crise du gouvernement depuis vendredi soir --la troisième qu'il présidait après avoir écourté ses vacances.
Le comité Cobra rassemble en cas d'événement majeur touchant à la sécurité nationale du Royaume-Uni les responsables ou représentants des principaux organes du gouvernement.
Interrogé sur un éventuel acte de sabotage ou de terrorisme, M. Benn a déclaré: "nous ne savons tout simplement pas et c'est pourquoi ces enquêtes urgentes sont menées dans les deux infrastructures du site" de Pirbright.

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