samedi 10 octobre 2009

L'épidémie de grippe A survient en pleine restructuration de GlaxoSmithKline


SOCIAL. Cent trente futurs licenciés appelés à jouer
les prolongations et 70 intérimaires recrutés pour le Relenza.

http://www.liaison-cfdt-gsk.com/article-33977269.html


Alors que le plan social à GlaxoSmithKline (GSK) vient de rentrer dans sa phase active (650 suppressions prévues sur 1 700 d'ici 2012), l'épidémie de grippe A vient inverser la balance négative de l'emploi sur le site d'Evreux.
Pour répondre à des commandes de Relenza émanant de gouvernements étrangers, GSK tourne à plein régime pour produire le médicament antigrippal : « Nous avons reçu les premières commandes à l'export au mois de mai », explique la direction du site ébroïcien. La France qui a déjà constitué des stocks de Relenza n'a pas passé de nouvelle commande.
Quelque dix-huit millions de boîtes doivent être livrées dans un délai d'environ six mois et pour répondre à ce pic de production exceptionnel (« Nous n'avons pas enregistré de commande pour 2010 », précise la direction locale), GSK doit faire appel à des renforts eux aussi exceptionnels : « Notre première démarche a été de faire appel, sur la base du volontariat, aux salariés appelés à quitter l'entreprise sans le cadre du plan de sauvegarde de l'emploi. Cent trente salariés sur cent soixante concernés ont accepté de prolonger leur collaboration avec GSK pour une durée allant de trois à neuf mois ».
La seconde solution consiste à recruter des intérimaires : « Soixante-dix personnes pour des contrats qui vont s'étendre jusqu'à septembre-octobre prochain avec une éventuelle prolongation si l'épidémie allait croissante. »
A l'heure actuelle, le surcroît de production ne remet pas en cause le PSE adopté fin avril dernier.
La CGT précise que le « comité d'entreprise avait donné un avis favorable aux volumes [de Relenza : NDLR] à réaliser mais défavorable au recours à de la main-d'œuvre temporaire ».
R. M.


Plan social chez GlaxoSmithKline : débrayage à l’usine d’Evreux


24 avril 2009 Agence France Presse

Des salariés de l’usine pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) à Evreux ont débrayé jeudi et bloqué une entrée du site pour protester contre le plan social proposé par la direction qui prévoit 733 suppressions de postes, a constaté un correspondant de l’AFP.

Une cinquantaine d’employés, agents de production pour la plupart, ont barré l’accès principal du site avec des pneus et des palettes à partir de 11H30.

Selon la direction, le site continuait cependant de tourner. "Le débrayage a été le fait de salariés" et "aucun appel à la grève n’a été pour l’instant reçu par la direction de la part des syndicats", a affirmé le DRH du site, Grégoire Debue, joint au téléphone par l’AFP.

Selon la direction, sur les 798 suppressions de postes évoquées à l’amorce du plan social, 65 vont finalement être maintenus.

Des représentants des salariés ont réclamé jeudi à leur direction "une indemnité extra-conventionelle de 80.000 euros, plus quatre mois de salaire par année d’ancienneté pour chaque salarié concerné par le plan social", a indiqué un délégué CGT souhaitant conserver l’anonymat.

Les salariés réclament également "un accompagnement par la cellule de reclassement d’une durée de 48 mois avec maintien du salaire".

"Une réunion doit se tenir vendredi au siège concernant ces demandes. Les négociations ne sont pas rompues", a indiqué M. Debue.

L’usine d’Evreux, qui emploie 2.000 salariés, fabrique des aérosols, des poudres à inhaler et des comprimés effervescents.

Le plan de GSK, qui prévoit au total la suppression de 848 emplois en France, est motivé, selon la direction, par la nécessité de baisser les coûts de production pour développer les ventes dans les pays émergents.

1 commentaire:

  1. le vite fais bien fais,n'existe pas.
    surtout en ce moment chez gsk.
    nombreux pb de production lié à la qualité,
    etat d'esprit difficile
    les bons excipients pour une bonne ambiance,
    de plus un nouveau PSE se prepare au secteur siège social.

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