jeudi 19 novembre 2009

Le Quebec commande davantage de vaccins sans adjuvents suite à la mort d'un personne vaccinée par le Pandermix de Glaxo Smith Kline




Québec recevra 200 000 autres doses du vaccin sans adjuvant
La Presse Canadienne, Montréal, Publié le 18 novembre 2009 à 18h11 | Mis à jour le 18 novembre 2009 à 18h16

Quelque 200 000 doses supplémentaires du vaccin sans adjuvant de GlaxoSmithKline contre la grippe A (H1N1) s'ajouteront bientôt aux 200 000 dont la distribution est en cours au Québec et qui avaient été prévues pour les femmes enceintes.

Santé Canada a autorisé cette semaine le vaccin non adjuvanté pour les personnes en bonne santé âgées de 10 à 64 ans. Toutefois, pour ceux qui ont des problèmes de santé ou qui se trouvent en dehors de cette fourchette d'âge, c'est celui qui est adjuvanté qui est recommandé.

Au Québec, pour l'instant, ce sont les 14 à 19 ans qui pourront aussi recevoir le vaccin sans adjuvant, comme l'a dit mercredi le directeur national de la santé publique, le docteur Alain Poirier.

Pour ces jeunes, les deux vaccins ont exactement la même efficacité, selon lui. Les données scientifiques comparatives du degré d'immunité du vaccin avec adjuvant et de celui sans adjuvant montrent en effet qu'ils assurent tous les deux une excellente protection.

Jusqu'à maintenant, les vaccins sans adjuvant étaient recommandés seulement aux femmes enceintes. Jusqu'à aujourd'hui, environ 31 000 femmes enceintes ont été inoculées; on estime qu'il y en a encore autour de 30 000 à vacciner.

Québec se retrouve donc avec un surplus qu'il a décidé de proposer à ceux qui veulent s'en prévaloir.

Avant l'ouverture des centres de vaccination, mercredi matin, 20 pour cent de la population québécoise avait été vaccinée, soit 1,546 million de personnes.

On compte toujours 23 réactions cliniques à la suite de l'inoculation, incluant le décès rapporté mardi. C'est près du taux habituel de 1,5 cas par 100 000 personnes vaccinées. La plupart de ces cas concernent des choc anaphylactiques.

Par ailleurs, la famille de l'octogénaire décédé refuse que trop d'informations soient rendues publiques, comme elle en a le droit.

Le docteur Poirier a néanmoins précisé que l'individu, après une réaction allergique au vaccin, a été pris en charge adéquatement. Mais comme il était déjà affaibli par des conditions médicales sous-jacentes, il s'est éteint. Les résultats de l'autopsie n'étant pas encore connus, les autorités ignorent même toujours la cause exacte du décès.

La deuxième vague de grippe A (H1N1) a jusqu'à maintenant fait 39 morts confirmés. C'est deux de plus que mardi.

La première vague, au printemps, avait fait 26 morts.

Quelque 360 000 personnes avaient par ailleurs été vaccinées, avant mercredi matin, sur l'île de Montréal, où l'opération se concentre désormais sur les jeunes de 5 à 19 ans.

Des corridors d'accès rapide seront offerts aux parents qui préfèrent accompagner leur enfants dans les différents centres de vaccination.

Pour ce qui est des enfants qui seront transportés depuis leur école, leurs parents recevront prochainement une lettre accompagnée d'un formulaire de consentement pour l'inoculation. Les responsables croient être en mesure de commencer l'opération le 23 novembre.

Le pdg de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, David Levine, a indiqué, mercredi, que 61 000 des 234 000 jeunes de 5 à 19 ans de l'île de Montréal avaient déjà été vaccinés dans les centres ouverts à cette fin. Il en reste donc un peu plus de 170 000.

M. Levine a aussi fait état des chiffres suivants: 94 000 personnes dans les établissements du réseau de la santé ont été vaccinées, soit un taux de couverture de près de 85 pour cent; 49 000 enfants de 6 mois à 5 ans ont reçu l'immunisation, tout comme 52 000 personnes chez les 12 à 64 ans et 7500 femmes enceintes.

Les autorités montréalaises maintiennent leur objectif d'amorcer la vaccination des 65 ans et plus présentant des problèmes de santé chroniques le 30 novembre et des adultes en santé le 7 décembre. Ces dates pourraient toutefois être devancées.

David Levine a ajouté que le plus important défi auquel est confronté le réseau est de maintenir le rythme, les centres de vaccination ayant constaté une baisse de l'achalandage.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire