vendredi 2 avril 2010

Le laboratoire militarisé P4 de Lyon trafique les virus H1N1 et H5N1 (bis)


Comme nous l'avions déjà publié le 14 juin 2009, le laboratoire militarisé P4 de Lyon trafique les virus H1N1 et H5N1. Il n'est pas le seul à le faire, et il est d'ailleurs en retard d'une guerre biologique sur le Center for Disease Control d'Atlanta, qui trafique depuis 2005 tous les virus dans tous les sens. L'armée prend toute sa place dans le processus, à l'instar de Jeffery Tautenberger, de l'Institut de Pathologie des Forces Armées à Rockville, dans le Maryland, "le" spécialiste de la grippe de 1918.


A Lyon on essaie de croiser les virus H1N1 et H5N1de la grippe, Olivier Saison, Le Progrès, 18.03.2010,

http://www.leprogres.fr/fr/permalien/article/2859863/A-Lyon-on-essaie-de-croiser-les-virus-H1N1-et-H5N1de-la-grippe.html

Depuis trois semaines, le P4 de Lyon a interrompu toutes ses autres manipulations. Ce laboratoire de sécurité maximale - il n'en existe qu'un en France et une vingtaine dans le monde - se concentre actuellement sur une expérience à haut risque : des tentatives de croisement entre le nouveau virus H1N1 et celui de la grippe aviaire, le H5N1. Le premier se propage beaucoup et tue peu, le second se propage peu et tue beaucoup. Une hybridation des deux serait calamiteuse.

« On essaie de comprendre, en infectant une cellule avec ces deux virus, quels sont les déterminants génétiques qui leur permettraient d'échanger leurs gènes (notamment chez le cochon NDLR) » résume le virologue Bruno Lina, qui dirige les travaux sur la grippe A pour ce laboratoire Inserm. Trois biologistes de son équipe ont été détachés pour effectuer ces tests décidés et avalisés au niveau ministériel. Pourvus de passeports spécifiques, ils sont assistés par une demi-douzaine de techniciens attachés au site. « Toutes les manipulations se font en scaphandre et obéissent à des règlements très contraignants » assure Bruno Lina.

Si l'expérience est bien liée au Centre national de référence des virus de la grippe, que ce dernier dirige, sa finalité ne serait, selon lui, pas d'aboutir à un vaccin, mais juste « cognitive » : « Pourquoi fabriquer un vaccin contre un virus qui n'existe pas ? » Ou pas encore. Les premiers résultats ne tomberont avant deux mois et décideront de la suite à donner à cette opération au budget (provisoire) de 200 000 euros. Pour l'heure, « on a fait quelques essais, mais on n'a obtenu que des résultats très préliminaires » poursuit le virologue. S'il est trop tôt pour en déduire quoi que ce soit quant à la probabilité de l'apparition d'un tel monstre viral, « aujourd'hui, le risque semble faible » confie-t-il. Et de conclure : « C'est une bonne nouvelle ».

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