jeudi 13 mai 2010

Audition secrete au Sénat de Thierry Coudert, directeur de Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires


Thierry Coudert est l'interface centrale entre le gouvernement français et l'industrie pharmaceutique pour la gestion de la grippe A. Un personnage politisé, issu du ministère de l'intérieur et qui reste en dehors des projecteurs médiatiques. Voir: Thierry Coudert accorde l'impunité à l'industrie pharmaceutique en dérogeant au code des marchés publics

COMMISSION D'ENQUÊTE - GRIPPE A : opacité au Sénat

Jérôme Vincent, le point, 23/03/2010

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-03-23/h1n1-grippe-a-opacite-au-senat/920/0/436656

Très mauvais début de la commission d'enquête sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion par le gouvernement de la grippe A (H1N1). Les deux premières auditions, qui doivent se tenir au Sénat mardi après-midi, sont interdites à la presse. Elles s'annonçaient pourtant parmi les plus intéressantes pour tenter d'expliquer a posteriori comment un à deux milliards d'euros ont pu être dépensés pour une menace sanitaire qui s'est progressivement avérée fausse. Thierry Coudert devait être le premier responsable audité. Il dirige l'Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS), organisme qui a mené les négociations et signé les contrats avec les laboratoires et les fabricants de vaccins, de médicaments antiviraux et de masques de protection. Autant de produits commandés qui ont été, pour l'essentiel, inutilisés et qui vont rejoindre les stocks de marchandises périmées.

Le deuxième invité, Noël Renaudin, préside le Comité économique des produits de santé (CEPS). Il aurait été utile d'écouter ses explications sur, par exemple, l'écart de prix entre vaccins commandés, allant de 6 à 10 euros pour des raisons peu évidentes aux spécialistes de ces questions. Mais seuls les sénateurs auront le droit de les écouter. La presse en sera privée et le public ne pourra donc pas bénéficier de ces informations. "C'est un droit pour les personnes auditées qui figure noir sur blanc dans le règlement du Sénat. Pour des raisons liées au secret commercial entourant certains points inclus dans les contrats, ces deux dirigeants l'ont fait valoir. La commission ne pouvait pas leur refuser", explique-t-on à la présidence de cette commission sénatoriale.

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