lundi 24 mai 2010

La grippe militaire











L'armée joue un rôle majeur dans l'organisation de la réponse à la pandémie en France. Une telle activité peut surprendre à première vue: pourquoi la grippe et pas la rougeole ou les oreillons? En fait il n'y a rien d'étonnant dans cette affaire, car un virus pandémique est potentiellement une arme biologique susceptible de désorganiser l'Etat. En d'autres termes, pour l'armée, la gestion de la grippe A est l'équivalent d'une réponse à une guerre biologique.

Ainsi le plan gouvernemental "pandémie grippale" a-t-il été élaboré par le secretariat général de la défense nationale. Jusqu'à une date récente ce plan était classé secret défense. Les comprimés de Tamiflu sont fabriqués par la pharmacie centrale des armées. Le service de santé des armées a participé à la campagne de vaccination. Par ailleurs, cette campagne était organisée par zone de défense. Le tout étant dirigé par le centre opérationnel pandémie

On apprend aujourd'hui que la décision d'acheter 94 millions de doses de vaccins s'est faite sur recommandation du secrétariat général de la défense nationale. "Cette décision a été prise par le Premier ministre François Fillon, suite à une réunion interministérielle le 3 juillet. Les experts de la direction générale de la Santé et du secrétariat général de la Défense nationale le lui ont recommandé." (voir ci dessous).







Grippe A : «Les experts croyaient qu'un virus mortel allait décimer l'humanité»


Marc Payet, Le Parisien, 20.05.2010

Le député de Seine-Saint-Denis Jean-Christophe Lagarde (Nouveau Centre) préside la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur la crise de la grippe A, et il ne mâche pas ses mots.

Vous êtes environ à mi-étape dans les auditions. Quel est votre premier bilan ?
Jean-Christophe Lagarde. En interrogeant les experts qui ont conseillé le Ministère de la santé, on est frappé de voir à quel point que, depuis plusieurs années, ils croyaient quasiment tous qu'un virus mortel de la grippe allait survenir et décimer l'humanité.
Un plan quasiment militaire était dans les tiroirs pour lutter contre le terrible virus H5N1 (Ndlr : la grippe aviaire). Ils l'attendaient tellement que quand l'épidémie de H1N1 (Ndlr : la grippe porcine) a commencé au Mexique fin avril 2009, leur réflexe a été de se dire que c'était probablement ce virus tant craint. Le gouvernement a lancé son plan, et a fait des commandes massives de vaccins. Mais une fois sur les rails, personne n'a pu mettre le pied sur le frein, lorsque des données rassurantes ont été connues. Ils ont appliqué un plan conçu pour éviter des crashs d'avions, alors qu'en réalité, il s'agissait d'accidents de la route.

Que savaient vraiment les experts, au fil des mois ?
Au départ, c'est l'affolement, puis assez vite les experts sont moins inquiets, mais ne le disent pas publiquement. La directrice de l'Institut de veille sanitaire, Françoise Weber, auditionnée le 6 avril, nous a dit «qu'en mai, les données en provenance du Mexique faisaient état d'une mortalité supérieure à la grippe aviaire. En juin, on sait que la majorité des cas sont bénins, avec une inquiétude sur une surmortalité des jeunes et une possible mutation du virus. En septembre, les données sont rassurantes». Mais étonnement, cela ne s'est pas traduit par une réduction de la voilure de la campagne d'information de vaccination, lancée en grande pompe en octobre.

Peut-on vraiment reprocher au gouvernement français d'avoir fait une commande massive de 94 millions de doses de vaccins début juillet 2009 ?
Non. Que le gouvernement ait voulu protéger la population est normal. Les laboratoires ont fait pression en exigeant des commandes «fermes», pour que la France fasse partie des pays les premier servis. Mais on n'était pas obligé de suivre leur logique. Il aurait fallu une coordination européenne des commandes, plutôt qu'une concurrence entre pays. La France aurait dû acheter seulement 15 à 20 millions de doses de vaccins. C'était largement suffisant pour protéger les personnes à risques. Le gouvernement pouvait prendre des options d'achat pour le reste de la population, si cela devenait nécessaire, comme l'ont fait d'autres pays.

Mais le gouvernement a depuis annoncé qu'une partie de ces contrats étaient résiliés...
C'est réglé avec les laboratoires Sanofi-Pasteur, Novartis, Baxter, mais pas avec GSK. Le directeur de GSK, entendu le 28 avril, nous a dit qu'il réclamait les deux tiers des sommes initialement prévues pour se faire dédommager les 32 millions de doses commandées par le gouvernement français, soit une requête de plusieurs dizaines de millions d'euros !



Votre commission a-t-elle décortiqué le mécanisme de décision arrivant à la commande de 94 millions de vaccins ?
Cette décision a été prise par le Premier ministre François Fillon, suite à une réunion interministérielle le 3 juillet. Les experts de la direction générale de la Santé et du secrétariat général de la Défense nationale le lui ont recommandé.

Comment analysez-vous l'action des différents ministres concernés, pendant cette crise ?
Roselyne Bachelot a d'abord fait un sans-faute, jusqu'en juillet, en expliquant aux Français les risques connus. Mais ensuite, à l'automne, elle aurait dû prendre la parole pour dire que les dangers étaient moins graves qu'initialement annoncés. Elle n'a pas bien géré sa relation avec les médecins généralistes, qui se sont sentis exclus de cette campagne de vaccination. Le ministre de l'Education, Luc Chatel, aurait peut-être pu se passer des annonces sur les programmes de télévisions éducatifs destinés à remplacer les cours en cas de fermeture de classe, qui ont crée un climat anxiogène. Enfin, l'organisation de la campagne dans les préfectures, sous l'autorité du ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, a été très inégale.

Mais n'est-il pas un peu facile, à posteriori, de «refaire le match» ?
On ne «refait pas le match», on l'analyse, pour proposer des solutions pour l'avenir. Cette crise était dure à gérer, et on ne peut pas reprocher au gouvernement d'avoir voulu protéger efficacement ces concitoyens. Mais il n'a pas su décélérer quand des nouvelles rassurantes sont arrivée.

1 commentaire:

  1. SELECT YOUR FRENCH LANGUAGE :
    http://dotsub.com/view/b0fb7146-8477-4851-910d-d68fc90b6f6d

    H1 N1 VIRUS MILITAIRE EN TUANT DES GENS

    h1 n1 est virus militaire il a ete cree par des militaires injection du virus h1 n1 par les militaires

    http://www.youtube.com/watch#!v=tWKdSQilFj4&feature=related

    h1 n1 est virus il a ete cree par des militaires

    http://www.youtube.com/watch#!v=tWKdSQilFj4&feature=related

    injection du virus h1 n1 par les militaires dans les differents territoires internationaux

    En tuant des gens ?

    « Essentiellement oui. Des virus artificiels ont été déployés par différents moyens et sont difficiles à détecter et presque impossibles à soigner. Les médecins dans le domaine public ne peuvent pas identifier ce qui se passe. »

    http://www.dailymotion.com/video/xazf60_vaccination-h1n..._news

    D’après quatre études différentes publiées par des épidémiologistes canadiens, le vaccin contre la grippe saisonnière a augmenté le risque d’être infecté par le virus H1 N1. Leurs résulats montrent que les chances de contracter le virus H1N1 sont de 1,4 à 5 fois plus élevées chez les personnes ayant reçu le vaccin saisonnier.

    Ceux qui se sont fait vacciner par le vaccin grippal normal contre la grippe saissonnière ont bel et bien H1 N1 le virus militaire en eux mais sa nous le savons c'est pas nouveau

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