lundi 17 mai 2010

Le gouvernement français félicite l'O.M.S. pour sa gestion de la grippe A et dénonce une "campagne de dénigrement"


Grippe H1N1: la France exprime sa solidarité avec l'OMS
Agence France Presse, 17 mai 2010
GENÈVE - La France a exprimé lundi son soutien à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a subi comme elle des "campagnes de dénigrement" sur la gestion de la grippe pandémique H1N1, a indiqué la ministre française de la Santé, Roselyne Bachelot.

"Je veux exprimer au nom de la France notre solidarité avec l'OMS prise à partie de façon injuste", a expliqué Mme Bachelot devant les 193 membres de l'OMS réunis pour leur 63ème Assemblée annuelle à Genève.

"Le véritable enjeu" devrait être "de savoir si nous avons pris collectivement les bonnes décisions, au bon moment avec les éléments dont nous disposions au printemps et au début de l'été 2009", a-t-elle insisté en réponse aux critiques sur une exagération de l'OMS de la sévérité du virus découvert au Mexique en avril 2009.

La déclaration de la première pandémie grippale du siècle, le 11 juin, a lancé la production massive de vaccins commandés par les gouvernements qui ont engagé des dépenses considérables pour une maladie qui s'est avérée moins sévère qu'une grippe saisonnière.

"Au moment où nous avons dû prendre la plupart des décisions importantes, notre connaissance de la sévérité (du virus) était imparfaite", a argué la ministre française dénonçant "les effets potentiellement dévastateurs" des campagnes "de dénigrement".

Face à une prochaine alerte sanitaire, "nous aurons aussi besoin de temps pour bien identifier la sévérité réelle d'un virus", a-t-elle prévenu.

Mme Bachelot a estimé par ailleurs que l'élément "le plus perturbant" en France avait été une inversion de la perception des risques par les citoyens.

La sévérité de la maladie, qui a fait quelque 18.000 morts, a été sous-estimée alors que "des jeunes gens sans aucun facteurs de risque sont décédés", a-t-elle rappelé.

"Par contraste, le vaccin qui était la réponse au danger véritable, s'est mué dans la perception collective en une source de risque", a regretté la ministre.

Au final, les vaccins ont été boudés dans de nombreux pays, laissant les gouvernements avec des surplus considérables.

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